Brèves: l'actualité minceur et bien-être
L'IMC remis en question
Le 19/02/2014 par Marine Quinton
A l'occasion des dernières Journées annuelles Benjamin Delessert, une équipe d’experts de la nutrition ont affirmé que l’Indice de Masse Corporelle, qui rapporte le poids à la taille d’une personne, ne serait plus suffisant pour établir les risques du surpoids sur la santé.
Aller au-delà de l’IMC
Adopté par l’OMS en 1997, l’IMC est un système de mesure qui permet d’évaluer la corpulence d’un individu et de savoir si le poids et la taille sont normaux l’un par rapport à l’autre. Par ailleurs, cet indice peut indiquer de façon globale les éventuels risques de maladies métaboliques dues à un surpoids ou la dénutrition liée à une trop grande maigreur.
Pourtant, le système de mesure se voit remettre en question par de nombreux professionnels de la nutrition : nutritionnistes, diététiciens, médecins, chercheurs, ingénieurs de l'agro-alimentaire… qui évoquent la nécessité d’aller maintenant “au-delà de l’IMC”.
Un indice pas assez personnalisé
Selon eux, d’autres systèmes et concepts devraient être pensés pour proposer une prise en charge plus personnalisée des personnes en surpoids.
Le docteur Emmanuel Disse, endocrinologue au centre hospitalier Lyon-Sud, explique dans des propos rapportés par LePoint :
"L'IMC est un indicateur du statut nutritionnel qui présente des limites : il ne prend pas en compte différents paramètres tels que l'ethnie (un Asiatique est, par exemple, obèse avec un IMC à 27, alors qu'un Européen est considéré comme étant seulement en surpoids avec le même indice), le sexe et la répartition de la masse grasse.”
Vers de nouvelles mesures pour mieux déceler les maladies
Or, la localisation des graisses est essentielle. Suivant l’emplacement, les graisses n’ont pas les mêmes conséquences sur l’organisme. Une personne peut donc avoir un IMC normal (compris entre 20 et 25) mais une masse graisseuse placée au niveau du coeur, l’exposant à de graves risques de diabètes ou de maladies cardiovasculaires. Une contradiction qui se révèle par un chiffre étonnant : 20 à 30% des personnes obèses ne souffrent pas de complications métaboliques. A l’inverse, d’autres personnes “minces” peuvent se révéler être métaboliquement obèses.
De nouvelles mesures seraient donc à mettre en place pour permettre un suivi plus personnalisé et surtout en adéquation avec ces différents profils !
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